Un besoin de fabriquer des histoires.
De montrer des détails insignifiants mais qui construisent notre
conscience.
L’intimité collective. Deux mots contraires mais sur lesquels
mon travail s’est construit au début. J’ai très
souvent utilisé mon histoire comme matière et comme inspiration
pour tenter de montrer une histoire plus collective. Mes obsessions deviennent
alors celle du spectateur, car je parle rarement de mon intimité
qui n’est ni exceptionnelle ni originale mais de l’intimité
qui est un moyen d’aborder le monde. N’est il alors pas facile
d’imaginer que toute cellule est un microcosme qu’il est possible
de transfigurer sur un élément voisin, voir dominant ?
Je pose tout simplement des questions sur la mémoire, sur ce qu’elle
accepte ou n’accepte pas d’oublier, sur l’inconscience
qui provoque des réminiscences, sur le temps qui peut être
difficile à évaluer, sur le jugement qui peut être
influencé et sur notre relation aux autres, complexe et nécessaire.
J’essaye tout simplement et naïvement de comprendre le monde
en capturant des fragments et des évènements incolores.
Des micros évènements sans brutalité, sans excès,
proche du quotidien, de notre quotidien. A partir d’une relation
entre plusieurs dénominateurs chargés de sens, je vais essayer
de les regrouper pour en extraire une vision « humaniste »
même si parfois cette vision peut être ironique, pathétique,
voir simpliste